LA MUSE CL?ENTINEAjoutée le 2008-10-04
Par Angelo Loro
D'une main ?rgique, le peintre m?ngeait les couleurs qui allaient servir ?eproduire la carnation de peau de son sujet, un blanc ros?'une remarquable sensualit?parsem?n quelques endroits de taches de rousseur couleur caramel. Les yeux du peintre dont l'iris ?it d'un gris-vert presque mystique passait de son sujet ?on tableau et rien n'aurait pu d?urner l'attention de Simon du corps qu'il tentait avec succ?de reproduire sur sa toile.
Dispos?sur une large et haute pile de tissus des plus luxueux et anciens, Cl?ntine fixait le peintre de ses yeux verts, dont l'iris ?it parsem?e taches ambr?. Son corps ?it d?oy?e mani? ?xprimer une nonchalance royale, froide m?, tandis que l'?e reposant ?es
pieds avait pour vocation principale de donner ?ette dame peu v?e l'allure d'une guerri?. Le corset, ajust? son buste ?oit et ?es petits
seins ronds, la petite
culotte trou?au niveau du mont de v?s et les gantelets de maille qu'il avait con?sp?alement pour elle, accentuait encore cette impression de force, tout en ?nt savamment amalgam? la sensualit?aturelle de son corps pulpeux. Outre les yeux exceptionnels de Cl?ntine, Simon v?rait sa chevelure
blonde qui lui descendait le long du dos et qui ne s'arr?it qu'aux fesses, des fesses larges et l?rement galb?. Pour Simon, Cl?ntine ?it une parfaite repr?ntante du beau sexe, avec ses l?es rouges, douces et pulpeuses, sa petite taille et son corps si mince.
Simon, ne peignant jamais de nues, habillait toujours ses sujets avec les plus beaux atours du moyen-?. Il ?it en outre fascin?ar les guerriers f?nins comme Jeanne d'Arc. Cl?ntine campait ce r??erveille, et surtout, elle ?it capable de rester immobile des heures durant. En fait, Cl?ntine aurait volontiers pass?a vie ?ixer le regard magn?que de son h?s secret. Elle ?it follement amoureuse de Simon et si elle se pr?it ?e genre de
torture avec autant de motivation, ce n'?it que pour jouir de sa pr?nce. Elle pouvait donc passer ses journ? ?cruter le corps du peintre, mince et pas trop muscl?juste assez, toujours v? ?'ancienne, par?e v?ments anciens qu'il fabriquait lui-m?... Et malgr?e fait qu'il soit dans les derni?s ann? de la trentaine, il n'avait pas un cheveu gris dans sa tignasse
brune et ondul?qui lui arrivait aux ?ules. Son atelier donnait aussi aux visiteurs une impression moyen?use ; des cottes de mailles habillaient des mannequins pr?des fen?es, des v?ments f?nins, corsets et robes, pendaient sur des cintres. Il y avait des pinceaux imbib?de
peinture s??partout, plusieurs vieilles machines ?oudre, des patrons ?l?dans tous les coins... Une vraie planque d'artiste, mais une
belle planque !
la demande du peintre, Cl?ntine avait laiss?a
vulve se couvrir de poils dor?afin de faire honneur au trou qu'il avait pr? ?et effet sur la
culotte de maille. Simon montrait un z? hallucinant lorsqu'il avait Cl?ntine comme sujet. Si elle ne lui demandait pas, il ne s'accordait aucune pose, pas plus ?lle d'ailleurs. C'?it fatiguant de toujours maintenir une position, quelle qu'elle soit. Mais elle le faisait de bon cœur puisque son peintre posait sur elle un regard qu'elle ne se lasserait jamais de contempler. Parfois, il rougissait et Cl?ntine aimait ?enser qu'il se sentait g? par une ?ction. Pourtant elle n'avait aucun moyen de le savoir, ?nt donn?ue le peintre se cachait derri? sa toile tout au long des s?ces. Cl?ntine tentait de trouver une mani? ad?ate pour inciter Simon ?topper un moment, mais elle finit par s'endormir tout en conservant sa position. Seule sa t? s'?it l?rement inclin?vers son buste, sa main lui offrant encore un l?r support.
De son c? Simon voyait bien que son sujet avait du mal ?enir mais il attendait que les paupi?s de Cl?ntine, d? lourdes, se ferment. Alors, il pourrait enfin la contempler sans g? et sans retenue. Peut-?e aurait-il ?lement l'occasion de caresser ses tendres mamelons ros? son entrecuisse d'une douceur extr?, d'embrasser sa fine nuque, ses l?es d?cieuses... Il resta pench?n long moment sur son tableau, pour y mettre des nuances, et lorsqu'il releva la t?, Cl?ntine dormait ?oings ferm? Il contempla cette vision paradisiaque un long moment avant de se lever et de s'approcher d'elle ?as feutr? Il aimait cette
femme de tout son cœur et il savait que ce sentiment ?it r?proque. C'?it le genre d'?tion
difficile ?acher, (...)
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